Mardi 1 Août 2006 - Franck Ribéry : " Pour l'instant, je suis... Pas pour l'instant. MOI JE SUIS Marseillais, je suis toujours Marseillais. J'ai un contrat qui dure encore quatre ans et pendant quatre ans je suis encore à Marseille. J'aime ce club, les gens et les supporters. Comme je l'ai dit, je suis très bien ici. Je vais rencontrer José (Anigo), je vais discuter un peu avec lui. Tout se passe bien. "

Vendredi 4 Août 2006 - 20H02 - Franck Ribéry : " Mon souhait est de quitter l'Olympique de Marseille. Je souhaite partir parce que j'ai envie de gagner des titres, de participer à la Ligue des Champions, et de continuer à évoluer au côté de grands joueurs.

Tout simplement, les dirigeants de l'Olympique de Marseille savent où j'ai envie d'aller et le club où j'ai envie de signer le sait aussi, à eux désormais de trouver un accord.

Ma décision est prise, je ne reviendrai pas dessus mais je n'oublie pas que j'aime le club, son public, qui est à mon sens, le meilleur public de France, et j'espère qu'ils pourront me comprendre. Je sais que Marseille va redevenir un grand club mais pour l'instant, ce n'est pas le cas. "

Vendredi 4 Août 2006 - 21H32 - Pape Diouf : " Sur la forme nous désapprouvons totalement la méthode utilisée ce soir par Franck Ribéry. Sur le fond, c'est une demi-surprise puisqu'on sait depuis un petit moment que son conseiller entonnait à la pelle des velléités de départ de Franck Ribéry.
Notre position est connue depuis fort longtemps. Franck Ribéry a un contrat, qui de surcroît a été revu très nettement à la hausse en mars. Cette chose-là lui a été très clairement signifiée.
Nous lui avons dit aussi qu'il ne partirait pas cette saison. Donc rien ne change dans notre position. Rien ne vient altérer notre détermination. A partir du moment où cette déclaration, dans une sorte de mise en scène, a été faite, il revient au joueur et à son entourage d'assumer leur part de responsabilité comme nous, nous assumerons la nôtre.

Ce n'est pas aujourd'hui un combat entre Franck Ribéry et Pape Diouf. Je ne suis rien d'autre que le représentant légal du club, le Président, et à ce titre-là je m'exprime au nom de l'Olympique de Marseille. Ce n'est pas une affaire personnelle, mais une affaire où l'OM doit défendre ses intérêts, lesquels ne sont pas seulement financiers ou sportifs mais qui sont aussi moraux. Il est bon de rappeler de ce point de vue le soutien massif et constant de Robert Louis-Dreyfus quant à la position que nous avons adoptée. Il y a le soutien de l'ensemble du directoire, du directeur sportif, de toutes les forces vives du club.
Je n'en fais donc absolument pas une affaire personnelle. Mais simplement une affaire de principe. Et quand on adopte une position de principe il faut accepter d'en payer la contrepartie. Nous sommes dans cette situation aujourd'hui.

Nous ne sommes pas des girouettes. Nous ne pouvons pas être soumis aux fluctuations caractérielles de qui que ce soit. La rencontre que Franck souhaitait avoir avec moi a eu lieu. Au terme de cette rencontre j'ai eu une communication suffisamment éloquente. Au point que vouloir aujourd'hui rencontrer de nouveau Franck Ribéry ne serait pas une démarche responsable et convenable. Nous avons un contrat. Nous entendons que le contenu de ce contrat soit respecté. Aussi bien dans la forme que dans le fond. Franck sait à quel devoir il se trouve être soumis. Il doit assurer ses entraînements. Il doit répondre aux convocations que ne manquera pas de lui adresser son entraîneur. Il a des obligations et des devoirs, il faudra qu'il y fasse face. "