Une mesure positive en direction de la normalisation de la situation dans le football kenyan a été prise hier, lundi 15 janvier, à l'occasion d'une rencontre à Zurich entre une délégation représentant la Fédération de Football du Kenya (KFF) ainsi que des clubs kenyans d'une part et des responsables de la FIFA d'autre part pour aborder la voie à suivre afin d'aboutir à la levée de la suspension dont le pays fait actuellement l'objet. Toutes les parties se sont félicitées d'une réunion fructueuse et ont confirmé leur engagement total pour mettre fin à l'exclusion du football kenyan de la communauté internationale. Toute une série de sujets ont été abordés lors de cet échange amical et franc dirigé par Jérôme Champagne, Délégué du Président de la FIFA pour affaires spéciales : l'état général du football kenyan, la remise sur pied du championnat national, le degré de mise en application de l'accord du Caire, ainsi que les différents outils que peut utiliser la FIFA pour aider, tels que le Programme d'Assistance Financière (FAP), le Programme Goal, des formations spécialisées, le soutien du football communautaire, et les voies éventuelles qui pourraient permettre au Kenya de profiter de l'initiative de la FIFA " Gagner en Afrique avec l'Afrique ". La communauté du football kenyan était représentée par Mohamed Hatimy (président par intérim de la KFF au niveau national), Titus Mutuku Kasuve (vice-président doyen par intérim de la KFF), Al-Hajj Abdullahi Kiptanui (membre de commission de la KFF et président de la division South Rift Valley), Erastus Amondi Okul (second vice-président de la KFF et président de Gor Mahia) et Gerald Chege (président de Thika United et représentant de la Premier League kenyane).

La FIFA a de nouveau encouragé tous les clubs kenyans à s'enregistrer auprès de la KFF et à reconnaître son leadership comme stipulé par la FIFA, d'ici au 21 janvier 2007, afin de permettre la mise en place d'un championnat national conforme aux principes et à la règlementation de la FIFA reconnus au plan international.

Les parties ont noté avec déception la question récurrente de l'obstruction systématique de toute avancée, par le ministère des Sports notamment, en violation directe des articles 17 et 18 des Statuts de la FIFA qui requièrent un processus décisionnel indépendant au sein de chaque fédération, de ses instances affiliées et de ses clubs (y compris ceux qui sont directement liés aux forces armées kenyanes et autres institutions gouvernementales ou étatiques). L'ingérence gouvernementale telle que l'ouverture de poursuites judiciaires auprès de tribunaux civils, la création de commissions non constitutionnelles et l'interdiction d'accès aux infrastructures Goal doivent cesser avant que le football kenyan puisse réellement retrouver sa place au sein de la communauté internationale du football.

La FIFA, la KFF et les représentants des clubs se disent toutefois encouragés par les discussions et se réjouissent d'une coopération positive entre ceux qui partagent la vision du potentiel énorme existant dans la communauté du football kenyan.

Le cas du football kenyan sera discuté lors de la prochaine séance de la Commission des Associations le 31 janvier 2007.